RENCONTRE AVEC CHARLES ‘SATTOJI’ COUTAREL

RENCONTRE AVEC CHARLES ‘SATTOJI’ COUTAREL

Dimanche 29.04.2018

Charles coutarel 2

Bonjour Charles Coutarel sur Livres Bouddhistes, et merci d’avoir accepté cet entretien. Je vous ai découvert en recevant votre livre, Charles COUTAREL – La danse de l’instant : Carnet de Notes…, publié chez Accarias-L’Originel. Mais ce « Carnet de notes d’un voyageur imprudent » m’a paru au début incompréhensible en l’état et de ce fait, Aluna Éditions a bien voulu me faire parvenir votre premier ouvrage, sorti en 2015 en version papier, Charles COUTAREL – Eveil ou la vie ne meurt pas. L’un de ne va pas sans l’autre. Mais tous deux m’ont frappé. Tout d’abord, je voulais vous remercier pour avoir su mettre en mots ce que je n’ai jamais su exprimer. Ce qui se vit à travers moi n’a pas de mot, et c’est si fort que j’en pleure. Je pleure à vous lire car vous offrez les mots que je ne sais dire.

Une chose aussi intime, qui est le sujet de vos livres, doit-on finalement en faire part au public ? C’est comme si depuis les balbutiements du New-Age, tout le monde cherchait l’éveil comme le Saint-Graal.

Votre premier livre est un hommage, ou est dédié, à Barjavel et son livre Le voyageur imprudent. Quel sorte de voyageur imprudent êtes-vous ?

Bonjour et merci à vous, tout d’abord, doit-on faire part au très petit public qui est intéressé par ce sujet très intime et confidentiel ? Oui, vous en êtes la preuve en le confirmant par ces larmes de « reconnaissance ». Ce livre témoignage n’est là que pour cette éventuelle « confirmation » et est la réponse aux demandes qui m’ont été faites de personnes qui voulaient trouver le résumé de mon partage.

La dédicace est plus au voyageur imprudent lui-même, donc à chacun de nous, qu’au livre de Barjavel à qui je rends cet hommage souriant indirect. Je ne connaissais rien au concept d’éveil ni à la spiritualité, donc mon imprudence innocente et sans doute naïve, mon désir de liberté vivante, naturelle et marchante m’y a conduit d’elle-même, d’où cette dédicace libre. En fait, côté éveil, je rends plutôt hommage à Ramana Maharshi, Nisargadatta Maharaj, Yvan Amar et Léon Hardy.

Nous faudrait-il apprendre l’éveil à l’école ? On parle d’éveiller les tout-petits aux sens, mais après il semble qu’on s’en arrête là… Einstein disait que les choses les plus importantes n’étaient pas enseignées à l’école…

Oui j’en parle dans le livre « Eveil »… mais on apprend pas l’éveil, on s’éveille éventuellement à la conscience … et la conscience n’est pas au programme scolaire… seulement des sujets ou objets d’apprentissage de connaissance ou de savoir. La vie dans son ensemble, la nature elle-même, en nous et autour de nous, est cette école, à nous de la fréquenter, de l’aimer et de la vivre.

Vous dites au lecteur « ceci est un témoignage de plus », mais en souhaitant quoi ? Que votre exemple serve de modèle universel ? L’éveil appartient à tous, ou à personne ! Mais le chemin à parcourir est personnel n’est-ce pas ?

Oui, le chemin est unique pour chacun, je ne souhaite rien, en fait je dis, « Ce n’est pas un livre de plus pour faire rêver de magie d’éveil (…) mais pour offrir l’opportunité à ceux qui le veulent vraiment de trouver leur propre chemin, leur amour « propre »… et j’insiste bien sur le fait qu’il n’y a pas de référence ; « Tous sont exemplaires, aucun n’est référence »… l’éveil n’appartient à personne ni à aucun enseignement ou tradition, c’est notre nature à tous.

charles coutarel éveil

Votre éveil eut lieu lorsque le battement de votre cœur vous effaça littéralement et vous rendit miscible au monde… En somme, vous étiez « la montagne et moi jusqu’à ce qu’il ne reste plus que la montagne » ?

Oui, le coeur s’est fondu en lui-même, en tous les coeurs jusqu’à se fondre dans la pure conscience… en fait il n’y a plus de moi et plus de montagne, plus de monde, plus de coeur, seule la conscience, consciente d’elle même, sans objet ni sujet.

Vous dites deux choses très fortes dans Charles COUTAREL – La danse de l’instant : Carnet de Notes… : 1) «Tant que je pense être ce que je pense, il est impossible de réaliser ce que je suis », et 2) Avant la pensée, Je Suis. Conscience Absolue ». Mais qui est Je ?

« Je » c’est l’émergence première de cette conscience absolue, sans aucun qui. C’est « que », pas qui.

« Cela » : c’est finalement la Vie qui vit pleinement à travers nos sens, notre conscience : nous devenons l’habitacle de l’univers entier… n’est-ce pas ?

Oui, c’est « cela », cela au nom imprononçable, le mystère du Vivant. Nous le sommes déjà, toujours, mais nous nous sommes rétrécis provisoirement à une forme individuelle qui se croit ou veut se croire séparée… L’Univers entier prend place et se résorbe en « cela ».

Avez-vous essayé de mettre en mots différemment votre éveil ? Je veux dire, la façon dont vous décrivez cela n’est pas aisée, car elle ponctuée d’innombrables … et cela le rend chevrotant, comme si vous cherchiez vos mots. C’est en soi un exercice de style !

Non, il m’a fallu des années avant de pouvoir poser ce témoignage… pas aisé effectivement, l’éveil n’est pas de l’ordre du mental ou intellect, les mots manquaient, se cherchaient… comment dire l’indicible ?… seulement avec toutes ces suspensions… elles suggèrent et supportent… pour moi elles sont intrinsèques… en fait on pourrait dire que tout se trouve dans ces suspensions… sans elles… rien n’est !

Mon opinion est que l’éveil, ou réveil pourrait-on dire !, se produit certes brusquement, mais après un long chemin, une longue initiation silencieuse et intérieure qui ne dit pas son nom…. Tout se dissout alors sans que cela soit voulu, attendu, demandé. Qu’en pensez-vous ?

Oui, on peut le dire comme ça… et c’est effectivement plus un réveil qu’un éveil, je le dis aussi dans mon livre. Oui dans mon cas d’où cette dédicace au voyageur imprudent, à cette sorte de pèlerinage de soi-même à Soi même… Cette dérive initiatique silencieuse et intérieure… un rogatoire intérieur… une interrogation muette mais patente, et dans mon cas presque poétique. Mais encore une fois ceci n’est pas référence, certains sages, dont Ramana Maharshi, n’ont pas parcouru cette longue initiation, leur accès fut plus direct.

Charles coutarel 3

Être – Conscience – Amour…ce sont vos mots pour Sat – Chit – Ananda. Tous trois veulent-ils dire en fin de compte la même chose ?

Oui tout à fait, les trois sont inséparables, trois aspects du même. On pourrait dire être-conscience-jouissance, c’est sans doute plus juste pour traduire Ananda, sans aucun jugement ou estimation sur le terme jouissance, la faculté en elle-même. Mais dans mon expérience le mot, et plus que le mot, la toute puissance de l’amour s’est imposé d’elle-même. Ce n’est que plus tard que j’ai rencontré la formulation indienne.

L’éveil est-il formulable ? N’est-il pas en réalité une présence foncièrement silencieuse mais totalement ouverte ?

Non effectivement ça n’est pas formulable, on peut au mieux l’évoquer, rien de plus, et oui finalement cela revient à cette présence consciente, ou simple conscience en quoi tout vient s’accueillir.

Comment s’est écrit « Éveil ou La Vie ne meurt pas » ?

A la suite de demandes répétées de personnes qui assistaient à mes partages, « avez-vous un ouvrage ou se trouve résumé votre partage ? »… et à qui je répondais invariablement « tout est déjà sur le site web »… jusqu’au jour où je me suis dit « ok, je peux essayer ». J’ai donc tenté de rassembler en un tout cohérent et aussi synthétique que possible l’essentiel de ce qui se partageait pendant ces rencontres. J’y ai ajouté en introduction la première partie qui témoigne de ce moment sans temps de réalisation improbable que l’on nomme couramment « éveil ».

« La Danse de l’Instant » n’a pas grand chose à voir dans sa forme avec le premier ouvrage : cela ressemble effectivement à un carnet de notes : comment celui-ci s’est-il composé ?

Exactement comme cela, au gré de mes voyages, beaucoup en Inde, mais aussi en Grèce et dans d’autres pays, sans aucune intention, et j’ai fini par rassembler ces notes lors de la création de mon site web. C’est mon ami Charles Caruana de Toulouse qui m’a fait cette suggestion de faire un livre plus léger que j’ai ensuite proposé aux éditons Accarias.

Qu’est-ce que la Libération selon vous ? Pour moi, c’est autre chose que l’Éveil.

Oui, je dirais que la libération se produit quand vous êtes libéré même de l’éveil… de toute quête et prétention !

L’Éveil n’est-il pas à la fois un détachement du monde tout en étant une non-séparation de celui-ci ?

Oui vous pouvez l’énoncer comme cela, ou le mental peut l’énoncer comme cela, a posteriori. Mais en fait l’éveil ou réalisation, c’est l’anéantissement de notre personne et de son monde, mental compris.

Pourquoi et comment oser dire « vous êtes déjà libres » : en soi c’est exact, mais pas en pratique… C’est oublier son passé, ses efforts, des souffrances passés. Il y a une véritable alchimie intérieure à mettre en œuvre avant de reconnaître que l’on était, en somme, déjà libre… non ?

Je le dis parce que intrinsèquement vous l’êtes, je ne peux pas ne pas le dire. Que dans la narration relative du personnage viennent s’inclure les mémoires, le passé, les efforts et autres empreintes, alchimiques ou autres, bien sûr, mais cela n’a rien à voir avec votre nature, je parle essentiellement de cela. En tant que personnage, vous êtes libre de faire ces efforts ou pas, et même de les contester. Une fois votre nature reconnue et honorée, quel effort ou qui ferait cet effort ? Les efforts sont du personnage, la liberté est inhérente à l’être, et c’est à l’être en chacun que je m’adresse.

Dans la partie Investigation de Soi, vous proposez cinq exercices : Méditation, Travail Conscient, Accueil, Auto-investigation, Pratique Consciente. D’où viennent-ils s’il-vous-plaît ?

Simplement des mes années de partage qui se sont structurées ainsi peu à peu, d’abord principalement en Inde et en langue anglaise, puis avec une mise en formulation qui s’est faite plus précise lors des dernières années de partage en France.

La question mérite d’être posée : l’Éveil n’est-il pas un rêve ?

Je dirais [que] l’éveil est surtout un accident de parcours ou un anachronisme… Personne n’est sur terre pour s’éveiller… du rêve de soi. L’éveil n’a rien d’un rêve et encore moins de cette sorte de rêve glorieux ou « nirvanique » ou rose bonbon ou guimauve que la plupart des chercheurs imaginent. Rien de tout cela. L’éveil c’est le réel à l’état brut.

Vous dites : « L’identité individuelle est un faux, là est notre seul inconfort, notre seule souffrance, notre seul délit : « faux et usage de faux ! » C’est le seul crime de l’humanité, le seul « péché  originel ». Que pourriez-vous ajouter à cela pour notre compréhension s’il-vous-plaît ?

Nous nous prenons pour ce que nous ne sommes pas, ce personnage avec ses jugements, pensées, convictions et mémoires trafiquées que nous défendons bec et ongles. Quand tout ceci se termine, ou quand est vu et réalisé le faux de tout cela, quand cette apocalypse se produit, nous retournons à notre origine, avant tout jugement ; « ils étaient nus et n’avaient pas honte »… en fait on pourrait dire que l’on refait le chemin à l’envers… on se perd, on s’imagine, pour finalement se retrouver.

Vous dites on ne peut pas faire l’expérience de l’éveil, car il n’y a personne pour la faire. Donc, l’éveil se manifeste, ou pas ? C’est un don ?

Oui l’éveil est une non expérience une non manifestation dans un non temps vécue par personne. Ce n’est pas un don, encore une fois c’est notre nature – nature originelle- qui se reconnaît en elle-même. Pour le sourire, je dirais que ce qui se manifeste c’est l’oubli du Soi en soi, c’est son jeu.

Énormément de maîtres asiatiques utilisent, façonnent des systèmes graduels, des niveaux, des échelles pour l’éveil : qu’en pensez-vous ?

Vous savez, ne venant pas d’une quête spirituelle ni d’éveil, pour moi tout ceci est très lointain et souvent beaucoup trop compliqué pour ma structure mentale. J’y ai fait un passage obligé après cet éveil, mais je n’y ai pas trouvé vraiment ma nourriture, plutôt une saturation d’informations souvent contradictoires. Si j’ai reconnu le partage de Nisargadatta Maharaj et du satsang pour un temps, aujourd’hui je ne partage plus que sur ce que j’appelle « l’attention consciente », vous prenez conscience de ce fonctionnement automatique et vous appliquez. C’est simple, vous retournez délibérément et consciemment la flèche de l’attention vers sa source en vous, et vous « revenez » à vous, à votre être… et vous vous laissez être ce simple être. C’est finalement sans histoire, ou sans taxe à l’histoire, spirituelle ou autre, ajoutée.

Le Don tient une place proéminente dans vos livres : qu’est-il pour vous ?

Tout est donné, par donné, toujours… le don c’est ce que nous sommes en vérité, rien d’autre.

Les hommes sont-ils égaux ? Quelle est la chose que tous possèdent avec égalité ?

Les hommes sans doute pas, chacun a des caractéristiques différentes, physiques, émotionnelles, intellectuelles, circonstancielles et environnementales. Par contre l’être en tous est le même, est égal en chacun, et en chaque chose, et ça n’est pas une possession. L’homme n’est pas le centre de l’univers ni de notre petit monde même si majoritairement son immaturité le porte encore à le croire au frais de son environnement.

L’immense majorité des gens vivent dans un théâtre : non seulement, le théâtre qu’il jouent avec eux-même, dans aussi le théâtre de la société. Je ne peux m’empêcher de les observer se débattre en fin de compte dans cette prison dont ils détiennent la clé, mais en fin compte… peut-on réellement aider les gens à sortir de ces prisons ? Le travail c’est à eux de le faire ? Chacun est responsable de son sort.

Il y a peut-être des cas de graciés vivants… Ramana Maharshi, Ma Ananda Moyi… sans garantie, mais pour la plupart oui, le travail est leur, le face à face avec leur conscience est leur. Rares sont ceux qui se tournent vers leur conscience et s’y appliquent, la plupart se satisfont, en positif ou en négatif, du théâtre offert comme vous dites, et encore une fois ça n’est pas une obligation, c’est libre, aussi effarant que ça puisse sembler à nos esprits conditionnés.

Pour moi désormais, « la vie c’est du bonus ». Quelque part, j’attends la mort, la vraie, avec joie. Je vis ici et maintenant, sans penser au passé ni au futur, et vivre ainsi sans parler ni agir me comblerait si je pouvais ainsi finir ma vie. Toutefois, c’est paradoxal. Ce but que recherchent les taoïstes, de finir comme des pierres, des plantes, ou la montagne, est-ce réellement le but de l’humain ?

Il n’y a aucun but. Tout est déjà accompli tel que c’est. C’est un jeu sans évaluation, sans jugement, et l’humain encore une fois n’est pas supérieur aux pierres aux plantes, à la montagne… tout est vivant de la même vie, et on peut dire ici, « tout est égal », c’est l’équanimité pure. En fait, nous sommes tous déjà « comblés », ou sans manque… sauf si nous regardons ailleurs… là on se perd dans nos imaginaires.

Les amérindiens et les asiatiques situent le siège de la pensée dans leur cœur. Comment un français cartésien peut-il envisager cela ? D’ailleurs, le cartésianisme est-il encore si fort de nos jours ?

C’est simple, il suffit d’interroger votre coeur, tout y est déjà, tout y est déjà content, contenu. A l’inverse, interrogez la pensée, demandez lui ce qu’elle pense de quoi que ce soit ?… Attendez la réponse… Rien. En fait si vous interrogez la pensée, elle se fait soudainement silencieuse, absente. La pensée ne pense pas ! … sauf si vous l’alimentez… Et en fait Descartes invite à cela dans son questionnement, c’est presque similaire à certain énoncés attribués au Bouddha… « Doutez de tout (…) Faites l’investigation jusqu’au bout. (…) et quand plus rien ne reste de doutable, tenez le pour certain ».

Charles coutarel 1

Vous faites des conférences : qu’attendent les personnes qui viennent vous écouter ?

En fait j’ai arrêté les conférences et ateliers fin 2011 lorsque j’ai édité mon livre en numérique sur le web. Sauf exception, je ne fais plus qu’un partage amical sur Toulouse par an où je vais voir mon ami Charles et quelques autres. Je ne sais pas ce qu’attendent les personnes qui viennent, si elles veulent bien écouter et entendre, et appliquer, c’est à eux. Tout est déjà donné !

Qui est Dolano ?

Dolano est une femme d’origine allemande que j’ai rencontrée en Inde et qui est la première que j’ai entendu avoir un partage clair et direct, c’est par son intermédiaire que j’ai découvert la tradition du satsang, d’abord avec Gangaji puis Nisargadatta Maharaj.

Qui est Sattoji ?

Rien de plus qu’un nom d’emprunt que j’utilisais en Inde… pour l’anecdote, mon prénom, Charles, prononcé à la française, est inentendable et imprononçable pour un indien… au mieux vous obtenez Sha… ce qui n’est déjà pas si mal.

Je vois que vous avez publié de nombreux recueils de poésie. Que vous a apporté le poète Bashô en la matière ?

Absolument rien, à l’époque je n’ avais pas entendu parler de Bashô. Mes références étaient plus à la française, La Fontaine, Maurice Carême, Jacques Prévert.

Vos livres ne seront jamais accessibles et intelligibles, sensibles mêmes, qu’à un petit nombre. Pensez-vous que le nombre de gens qui s’éveillent grandit ?

Le nombre est sans importance, un seul suffit. J’avais compris cela il y a longtemps, du temps de mes prémices poétiques. De loin, et en passant rapidement sur le web, il semble en effet que de plus en plus de personnes « s’éveillent » à leur nature… mais je n’en pense rien.

Par quelle phrase, idée, pensée pourriez-vous résumer vos livres, si demain l’on vous demandait de vous taire à jamais ?

Tout va bien. Amour.

J’aurai mille questions à vous poser, aussi je passe désormais à ces quelques questions traditionnelles de mes entretiens : qu’aimeriez-vous ajouter au sujet de vos livres ?

Mon éditeur toulousain m’a posé la question pour une éventuelle réédition du livre « Eveil »… Peu, juste redire :  » Vivez votre vie… de façon aussi authentique que possible… ou pas… tout est déjà dit… d’innombrables façons. Les témoignages de ce genre sont nombreux aujourd’hui, et sont accélérés par l’apparition et l’accès généralisé à l’informatique sur la toile du « web ». Tout se régénère et se regénese infiniment… Voyez ce qui fait sens ou résonne pour vous. La distinction reste vôtre. Vérifiez vos « données ». La conscience demeure.

Quel est le meilleur des enseignements spirituels ?

Seulement celui qui vous correspond, auquel vous répondez vraiment, aucune référence ni préférence.

Pour quoi devons-nous nous battre aujourd’hui ? Qu’est-ce qui nécessite de la part de chaque humain une attention toute particulière ?

Je dirais que c’est le contraire, il faut arrêter de se battre, il faut rendre ou déposer les armes. La seule attention particulière est celle que nous pouvons porter à notre conscience, et de faire la paix en soi.

Quels sont les 3 livres incontournables, importants pour vous, pas forcément bouddhistes, dont vous aimeriez que je parle sur Livres Bouddhistes ?

Un seul suffit,  » I am That » de Nisargadatta Maharaj.

Résumez-vous, littéralement, en trois mots, trois adjectifs s’il-vous-plaît :

Consciencieux… accueillant… souriant.

charles coutarel danse

Préparez-vous un autre livre ?

Non, j’en ai assez dit. J’ai en stock un livre de contes, bien sûr « initiatique », mais pour l’instant aucun éditeur ne semble intéressé.

Merci encore pour cet entretien ! Livres Bouddhistes vous sera toujours ouvert ! Les derniers mots sont pour vous !

Merci à vous, et surtout merci pour ces larmes de reconnaissance ! Pour reprendre une vieille formule : « Ce sont les perles du Seigneur ». Namaste.

Charles Coutarel. Eveil. Accarias-L’Originel. Aluna Editions. Non-Dualité. Carnet de notes. Conscience. Être. Guide. Entretien. Interview. Rencontre.

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