RENCONTRE AVEC OLIVIER RAURICH (La voie du bouddhisme au fil des jours)

RENCONTRE AVEC OLIVIER RAURICH

12.04.2018

Photo olivier LM - copie

Bonjour et merci d’avoir accepté cet entretien pour Livres Bouddhistes ! Je vous avoue vous avoir découvert, en recevant votre livre Olivier RAURICH – La voie du bouddhisme au fil des jours, qui est une réédition de 2014, et je me suis empressé justement de vous proposer cet entretien afin de vous faire connaître. C’est très important pour moi de faire connaître les auteurs et de diffuser le Dharma du Bouddha. Dans mes questions, j’essaie d’en savoir plus, d’aider le lecteur à mieux comprendre les auteurs. Nous sommes là pour discuter de vous et de votre livre paru chez Albin Michel, collection Espaces Libres, dont la recension accompagne cet entretien. J’ai trouvé votre livre très doux, délicat, non dogmatique, ouvert et assez personnel.

olivier raurich la voie du bouddhisme

Tout d’abord, vous êtes rattaché au bouddhisme tibétain, mais le titre du livre laisse supposer que vous parlez du bouddhisme en général : alors qu’en est-il s’il-vous-plaît ? Tibétain, ou généraliste ?

Je partage dans mon livre des éléments de sagesse bouddhiste pratique universelle communs à toutes les traditions bouddhistes, pas spécifiquement tibétain. Je suis dans ce sens « généraliste » !

Cela fait 30 ans que vous pratiquez le bouddhisme tibétain : pourquoi celui-ci ? Que vous apporte-t-il ? En quoi est-il spécifique selon vous ?

Il se trouve que j’ai été initié au bouddhisme par des lamas tibétains, mais personnellement, je ne suis pas attaché à la culture tibétaine. Les rituels et le décor tibétains ne sont pas essentiels à la compréhension du cœur de la sagesse bouddhiste. En revanche, ce qui m’a attiré ce sont les lamas qui parlaient anglais et étaient capables de transmettre l’essence du Dharma de façon adaptée à l’Occident.

Avez-vous un « Nom du Dharma » ? Quel est-il et que signifie-t-il s’il-vous-plaît ? Quels vœux avez-vous pris ?

Je n’ai pas pris de nom du Dharma, et mes vœux laïcs sont d’apporter le plus de bonheur possible et de soulager, autant que possible, la souffrance autour de moi.

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Quelles pratiques bouddhistes vous accompagnent chaque jour de votre vie ? Qu’avez-vous mis en place s’il-vous-plaît ?

Principalement la méditation shamatha et vipashyana, la méditation de la non-dualité, et les pratiques de compassion : metta (l’amour bienveillant), tonglen (donner et recevoir). J’accorde une grande importance à la méditation en action, au cœur de l’activité. On peut trouver la paix ici et maintenant, là où l’on est !

Sur votre site – https://www.olivierraurich.com – vous notez ceci : « Je pratique et enseigne depuis trente années la méditation et la sagesse bouddhistes, que j’ai extraites progressivement de leur gangue traditionnelle pour en dégager le joyau universel ». Est-ce nécessaire d’ôter tout bouddhisme à la méditation, est-ce nécessaire de laïciser les techniques méditatives ? Aujourd’hui, pas mal de gens connus agissent ainsi. Comme si le bouddhisme était dangereux !?

C’est un malentendu ! Je n’ai jamais parlé d’enlever le bouddhisme de la méditation, au contraire la sagesse bouddhiste est essentielle à la profondeur de la méditation ; sans elle la méditation est seulement une technique sans grande portée. En revanche, il faut extraire la méditation et la sagesse bouddhiste originelles de leur gangue traditionnelle, c’est à dire du poids des traditions religieuses des pays bouddhistes, où le bouddhisme a parfois malheureusement dégénéré en adoration, en rituels et en superstitions. C’est ce que l’Occident est en train de faire, et c’est un bien !

Je pense que le bouddhisme est adressé à tout un chacun. Le Bouddha avait une sangha de moines, et une de laïcs. On doit donc pouvoir mettre en pratique le Dharma dans son quotidien. Mais dans les pays asiatiques, il est attendu que les hommes notamment, mettent entre parenthèses leur vie laïque pendant quelques années afin de devenir moines. Mais en Europe, c’est très peu le cas. Aussi, je me pose encore la question de savoir s’il est raisonnable de devenir moine bouddhiste en Occident : qu’en pensez-vous ?

Je pense que le chemin monastique peut être adapté à certains, dans toutes les cultures ; cependant, pour le plus grand nombre, la voie laïque sera bien plus adaptée en Occident. Au Tibet aussi, les pratiquants laïcs et les yogis avaient une grande importance, surtout dans la lignée Nyingma. De tous temps, les laïcs ont atteint l’Eveil aussi bien que les moines…

Le sous-titre de « La Voie du bouddhisme au fil des jours » mentionne : Être, aimer, comprendre, et page 24 on découvre aussi qu’il y manque Guérir et transformer. Ces quatre aspects me rappellent les Quatres Voeux du Boddhisattva : vous êtes-vous reposé sur ces vœux pour structurer le livre ?

Pas spécifiquement, mais je me suis basé sur des enseignements qui disent que le Dharma a trois piliers : paix, compassion et sagesse. Et aussi, bien sûr , le quatrième, l’intégration dans la vie quotidienne…

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Dans le chapitre « Le Bouddhisme : une sagesse pratique », vous nous dites que vous aviez envie de partager. A la fin du livre, vous précisez ne pas avoir écrit un traité, mais un carnet de voyages, un témoignage personnel. Mais je ne l’ai pas vu tout à fait comme ça. Je crois que chaque pratiquant sincère du bouddhisme et qui a confiance en celui-ci a envie que tout un chacun découvre cette merveilleuse philosophie. Mais tout le monde ne le fait pas. Qu’est-ce qui légitime que désormais, vous transmettiez votre savoir ? Vous gardez toutefois humilité et modestie dans votre ouvrage.

Je pense que chaque pratiquant témoigne à sa façon de la grandeur du Dharma, de son pouvoir de transformation. Mais il faut se garder de croire qu’on a atteint un niveau absolu, on a toujours tant à apprendre ! Personnellement, je me pose comme un ami spirituel et non comme une autorité en la matière ! C’est pourquoi je préfère « partager » plutôt que « d’enseigner ».

« L’ouvrage est jalonné de pratiques guidées et de thèmes de réflexion » : pourquoi cela ? Pourquoi ce livre n’est pas une « méditation » sur votre compréhension du bouddhisme depuis toutes ces années ?

Si, c’est bien cela. C’est une méditation sur ma compréhension accumulée par 30 ans de pratique…

Pour vous, Être, c’est d’abord « la pause » : en effet nos vies sont tumultueuses. Il faut donc se poser ? Se reposer aussi ? Je vous avoue que me poser, faire une retraite par exemple, me ferait le plus grand bien…

Je crois qu’en effet, dans nos sociétés, être capable de s’arrêter est le premier pas, mais un très grand pas ! Sans cela, il est difficile de quitter le stress chronique et donc d’arriver à une paix quelconque. Mais pas besoin de faire de longues retraites ! J’encourage les courts moments, au cours de la journée… On peut le faire même au cœur de la vie courante.

Ensuite dans le livre, vient la fameuse pleine conscience de vivre ici-et-maintenant. Inévitable ? La pleine conscience se retrouve partout aujourd’hui. C’est le remède miracle passe-partout !

Bien avant les effets de mode, le mot pleine conscience était utilisé par le Vénérable Thich Nhat Hanh, célèbre maître Zen vietnamien. C’est donc un terme très profond. Il a malheureusement été banalisé par la mode aujourd’hui, comme le mot « Zen » d’ailleurs… je souhaite le réhabiliter et lui redonner tout son sens.

Page 51, vous dites « je me dis parfois que beaucoup d’entre nous qui tenons des discours bouddhistes n’avons pas encore réussi à nous débarrasser de la mentalité d’envie et de pauvreté ? » Qu’entendez-vous par là ?

Je veux dire que certains sont naturellement généreux sans avoir jamais entendu parler du bouddhisme, alors que certains pratiquants bouddhistes enseignent des choses très élevées, mais restent sous le pouvoir des tendances cachées néfastes… C’est pourquoi il faut toujours faire bien attention de voir si l’on incarne vraiment ce que l’on enseigne !

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J’ai beaucoup apprécié votre chapitre sur le lâcher-prise. Je m’y suis totalement retrouvé. Notamment cette phrase page 68 : « la vie nous montre que le lâcher-prise est le chemin de la liberté et du bonheur, tandis que la crispation et l’entêtement mènent à l’échec et à la frustration ». Cela fait toute la différence : lâcher prise. Nous vivons aujourd’hui dans les insécurités et les peurs en permanence. Les gens ont comme peur de se désintégrer, et de ne plus avoir grand chose auquel se rattacher… Qu’en pensez-vous ?

Je pense que la méditation, cette détente dans l’instant présent, fournit la paix intérieure et la confiance qui permettent de lâcher prise ; sans cela, il est difficile de ne pas avoir peur de l’incertitude, et donc de se débarrasser de la crispation. Je conseille donc de commencer par établir des moments de sérénité au quotidien par la pleine conscience.

« Comprendre » ouvre sur les Quatre Sceaux du Dharma. Car lâcher-prise, c’est aussi admettre l’impermanence, comme vous en discutez au milieu de l’ouvrage. Mais la plupart des gens n’acceptent pas cette idée fondamentale du bouddhisme…

L’impermanence, il n’y a pas besoin d’y croire, elle est évidente partout ! La question est de s’en faire une amie au lieu d’en avoir peur. Couler avec elle, grandir et évoluer avec le changement…

Pareillement, l’interdépendance devrait nous conduire à effacer toute cloison entre nous et autrui, et nous mener là aussi au lâcher-prise… mais les gens s’accrochent à leur ego pourtant illusoire…

Oui, et pourtant tout dans le monde nous prouve que nous ne sommes rien sans les autres… C’est cela qu’il faut rappeler, encore et encore… Et encourager la gratitude pour ce que nous apportent les autres.

Dans votre livre, on doit en passer par « la saisie de la fausse idée du moi » pour comprendre « la nature profonde de l’être ». La Nature-de-Bouddha n’est pas une personne, mais nous, ne sommes nous non plus personne : c’est assez paradoxal n’est-ce pas ? Il ne reste qu’un « continuum de conscience ». Comment mettre ces enseignements en pratique dans notre vie quotidienne s’il-vous-plaît ?

Il s’agit de se rendre compte que toutes les idées que nous avons sur nous mêmes ne sont que des constructions mentales, qui d’ailleurs changent constamment. Si on lâche prise de l’ego, on entre en contact avec une paix profonde, on ne perd rien de sa véritable identité, mais celle ci n’est plus basée sur une sécurisation individuelle : elle devient une véritable compassion universelle…

Page 88 vous citez le Bouddha : « Si vous cherchez dans le monde entier quelqu’un de plus digne de votre amour que vous-même, vous n’en trouverez pas. Quiconque s’aime lui-même ne fera jamais de mal à autrui ». C’est une phrase que j’ai découverte il y a peu, et je la retrouve dans votre livre. Longtemps, je me suis haï et j’ai haï le monde entier. Puis j’ai lâché prise. Et je me suis enfin aimé. Mais dans mon travail, je vois beaucoup de jeunes délinquants qui détestent leur condition, qui rejettent leurs malheurs sur « le Système » et qui haïssent la société en son entier. Ils se déclarent prisonniers, y compris quand ils ne sont pas en prison. Que pourrions-nous faire pour développer l’amour bienveillant envers nous-même ? Le Système dans lequel nous vivons, nous broie littéralement ! Quel enseignement bouddhiste permet l’amour bienveillant, tel que vous le décrivez page 90 à 92 ?

Je crois que l’idée de se faire du bien, de s’aimer soi-même, est assez étrangère à nos cultures, aussi bien les cultures religieuses que la culture laïque athée moderne. Prendre soin de notre enfant intérieur est vital si l’on veut devenir un adulte équilibré. Heureusement, c’est une idée qui fait son chemin à l’heure actuelle, grâce au mouvement de la plein conscience laïque justement… Certains l’enseignent en prison par exemple, et obtiennent des résultats étonnants. De toute façon, seul l’amour guérit : celui qu’on donne, celui qu’on reçoit, et celui qu’on se donne à soi même !

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Dans « Donner et recevoir », vous évoquez longuement Tonglen. C’est une pratique merveilleuse que j’ai déjà mise en œuvre. Certains lamas disent que Tonglen soigne même des maladies. Aujourd’hui, la « méditation de pleine conscience » est apprise dans les hôpitaux et par beaucoup de soignants. On pourrait faire de même avec Tonglen ? Tonglen est un soin spirituel. Vous en parlez même dans le chapitre sur la mort. Qu’en pensez-vous s’il-vous-plaît ?

Oui, Tonglen est très important. Dans le mouvement laïc de la pleine conscience, on commence à s’apercevoir que celle ci doit être associée à la compassion pour avoir toute sa portée ; je pense que dans la prochaine décennie nous verrons les pratiques de compassion, comme metta et tonglen, entrer au cœur de la société… Mais bien sûr, c’est un pas qui exige authenticité dans la motivation, donc le tri se fera de lui même !

Vous dites dans la quatrième partie qu’il faut simplifier sa vie. Mais ce n’est pas simple de simplifier ! Comme on l’a évoqué plus haut, les asiatiques le font en se faisant moines. Mais nous, occidentaux… Je comprend qu’en somme, vous nous demandiez de trier entre l’urgent et l’important. Est-ce bien cela ?


Oui ! Si l’on s’assoit un instant et qu’on réfléchit au sens de sa vie, on s’aperçoit qu’on se perd dans une profusion d’agitation futiles et fatigantes. Alors on commence à se dire : si je devais mourir dans l’année, quel serait le plus important ? Alors on trie les priorités, on fait uniquement ce qu’on sent être le plus important. Se permettre de lâcher les choses fatigantes et sans signification, c’est un point de départ important sur le chemin.

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Vous affirmez page 170 que l’humour est nécessaire pour combattre le puritanisme, le fanatisme et le moralisme : vous avez connu cela dans votre vie de bouddhiste ? Des enseignants, des lamas puritains, fanatiques, moralistes ? Pouvez-vous nous éclairer sur cette pensée ? Vous étiez impliqué auprès de Sogyal Rinpoché, vous étiez proche.

Oui, Sogyal Rinpoché quand il était jeune avait beaucoup d’humour, et il n’était pas triste, moraliste et rabat joie ! Je crois que la joie est essentielle sur le chemin. Le bouddhisme est un chemin de conscience, pas d’interdictions. Grandir en conscience, tout en gardant sa joie, sa flexibilité, son humilité… et son sens de l’autre. Sinon, il y a un vrai risque de devenir imbu de sa personne, fier de son appartenance au bouddhisme, et de finir par se considérer comme supérieur aux autres, ce qui est un vrai poison… J’ai connu effectivement des bouddhistes, et même certains soi disant « maîtres », qui étaient tombé dans ce piège redoutable, l’orgueil spirituel.

Quasiment à la fin du livre, vous proposez une « inspiration » : vous déroulez une journée de vie idéale. J’ai trouvé cela rafraîchissant ! C’est une bonne idée et cela donne des repères. Merci !

J’aime rêver au paradis que nous pourrions tous vivre ici et maintenant si nous ouvrions les yeux à la beauté du monde ; en même temps, ce n’est pas forcément facile et je le sais…

Qu’aimeriez-vous ajouter au sujet de votre livre, « La voie du bouddhisme au fil des jours » ? En fin de compte, je l’ai trouvé peu teinté par le bouddhisme tibétain ! Mais c’est un bon livre que j’ai pris plaisir à lire.

Comme je vous l’ait dit, je n’ai pas d’affinité avec la culture traditionnelle tibétaine, ce qui m’intéresse c’est le cœur de la sagesse bouddhiste, qui n’a rien de spécifiquement tibétain, mais que des tibétains (comme d’autres) enseignent merveilleusement. Le Dharma n’a pas de propriétaire ni de patrie, il appartient à ceux qui le pratiquent authentiquement… Je crois vraiment qu’il est temps de se débarrasser du sectarisme et du poids des traditions.

Quel enseignement résume le mieux l’enseignement du Bouddha selon vous ?

Le message de bienveillance universelle est le plus important. Seul l’amour conquiert la haine et apporte paix et la joie.

Vis-à-vis du Dharma, que ne ferez-vous jamais ? Qu’est-ce que vous ne transgresserez jamais ?

Je souhaite surtout ne faire de mal à personne… En tout cas volontairement ! Et je souhaite ne jamais « partir en guerre » contre quelqu’un à cause du ressentiment où d’une frustration quelconque.

Quels sont les 3 livres du Dharma (que vous n’avez pas écrit!) dont vous aimeriez que je parle sur Livres Bouddhistes ?

« Guérir l’enfant intérieur », et « Enseignements sur l’amour » de Thich Nhat Hanh…

« Le bonheur de la sagesse » de Mingyour Rinpoché.

Résumez-vous, littéralement, en trois mots, trois adjectifs s’il-vous-plaît :

Difficile à dire ! Peut être « Joyeux, actif, et de bonne volonté…. » même s’il reste beaucoup de travail à faire !

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Préparez-vous un autre livre ? J’ai vu que vous en aviez déjà écrit deux autres après « La voie du bouddhisme au fil des jours », mais quel est le prochain ?


J’ai écrit un livre sur les ponts entre neurosciences, physique moderne et méditation : « Science, méditation et pleine conscience », car je suis scientifique de formation. Maintenant j’aimerais écrire des livres pratiques pour tous, afin de permettre à tout le monde de bénéficier du Dharma, sans pour autant nécessairement adhérer officiellement au bouddhisme… afin d’améliorer la société. Je viens d’en publier un (mon quatrième) : « S’initier à la méditation, c’est parti ! ».

Merci encore pour cet entretien ! Livres Bouddhistes vous sera toujours ouvert ! Les derniers mots sont pour vous !

Merci beaucoup de vos questions qui dénotent un esprit candide et ouvert ! Je souhaite à tous de bonnes pratiques et beaucoup de bonheur….

Olivier Raurich. Albin Michel. Découverte du Bouddhisme. Bouddhisme tibétain. Quatre sceaux du Dharma. Livre bouddhiste. Livre bouddhisme. Entretien. Interview. Rencontres.

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